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A l’heure où le tourisme doit se réinventer, où les territoires doivent booster leur attractivité auprès d’une clientèle locale, régionale, nationale, la piste du tourisme participatif mérite d’être étudiée. Produit de niche où secteur d’activité émergent et plein d’avenir ? Pour vous faire une idée, nous vous proposons de découvrir trois expériences touristiques portées par les habitants :

l’Hôtel du Nord, coopérative d’habitants des quartiers Nord de Marseille

Acolhida na Colônia est le partenaire brésilien de l’Accueil Paysan, association loi 1901 née en France et présente aujourd’hui dans 32 pays,

Tucum, réseau de tourisme communautaire, dans l’état du Ceará au Brésil

Trois expériences de tourisme communautaire et participatif suggérées par le Dr. Daiane Seno Alves, géographe, spécialiste du développement participatif  dans le tourisme.

 
Page d’accueil de la plateforme Hôtel du Nord – capture d’écran ©https://www.hoteldunord.coop/

Hôtel du Nord à Marseille

Oubliez Paris, le cinéma, le quai de Jemmapes et la célèbre répartie d’Arletty sur sa gueule d’atmosphère et retrouvons-nous à Marseille dans un autre Hôtel du Nord  implanté dans les quartiers Nord de la ville. Cette coopérative a vu le jour le 1er janvier 2011. Elle regroupe des habitants partageant la même ambition de valorisation économique du « patrimoine présent dans la métropole marseillaise afin de le conserver ”en vie” et d’améliorer la vie de ceux qui y vivent et travaillent ».  Issus des quartiers Nord de la cité phocéenne, souvent décriés et stigmatisés, ces habitants revendiquent un autre discours que celui des médias qui font la part belle aux trafics ou à la pauvreté.

Ils veulent partager leur vision d’un territoire riche de récits liés aux flux migratoires, à l’évolution du port, à son développement industriel, aux anciennes bastides de la bourgeoisie marseillaise, à l’histoire coloniale française[2]… et qui renferment « des trésors d’histoire et de culture… un patrimoine foisonnant et souvent méconnu [3]». Au même titre que les historiens, que les scientifiques ou les journalistes qui s’y intéressent, les habitants possèdent une connaissance qui leur est propre issue des liens très particuliers tissés avec leur environnement où l’expérience et la mémoire individuelles et collectives forment une trame narrative.  Mais il s’avère que leur parole a moins de poids et d’influence que celle des spécialistes et des chroniqueurs. Et le faible nombre de patrimoines protégés situés dans l’arrière port marseillais atteste de l’intérêt limité porté à ces quartiers par la métropole. Cette sous valorisation renforce le sentiment d’abandon, d’invisibilité et d’exclusion qu’éprouvent les habitants.

Ce constat porté par Christine Breton, conservatrice du patrimoine amène la ville de Marseille à lancer en 1995 un processus patrimonial dans les quartiers nord de la ville. L’initiative génère un important travail de collecte, d’identification, d’interprétation et de présentation du patrimoine présent. Cette quête n’élude pas les tensions à l’œuvre autour des aménagements urbains, qu’il s’agisse de la destruction d’un habitat social, de la reconversion d’une ancienne fabrique, de l’abandon d’un site archéologique, de la privatisation d’une vue ou du busage d’un ruisseau. Ces questions interpellent des groupes d’habitants et sont reprises dans leur récit collectif des lieux. Derrière ces témoignages, c’est la reconnaissance d’un siècle et demi d’histoire ouvrière des quartiers Nord qui est revendiquée..

La prise de conscience d’un tel héritage s’inscrit dans le droit fil de la convention culturelle européenne (1954) et de la Convention de Faro du Conseil de l’Europe (2005) qui reconnaît aux citoyens, seuls ou en communauté, une place renforcée dans la gouvernance et la gestion des patrimoines culturels. Le texte recommande de respecter la multiplicité des interprétations et des perspectives inspirées par le patrimoine culturel compris comme un « commun ». L’attachement au patrimoine se déploie « par-delà le régime de propriété des biens ». Il devient une ressource de développement durable, de qualité de la vie et de coexistence des populations et des générations à travers les différents usages économiques, sociaux, artistiques, d’aménagement urbain ou encore éducatif.

C’est sur ce terreau que prend racine le projet de l’hôtel Nord de Marseille. Il s’agissait au départ de créer une offre d’hospitalité de 50 chambres d’hôtes, 50 itinéraires patrimoniaux et 50 hôtes qui pourraient accueillir les visiteurs venus célébrer Marseille-Provence capitale européenne de la culture. (2013). Pour ce faire, l’Hôtel du Nord a mis en place un réseau d’accueils chez l’habitant, la production de savoirs partagés (balades patrimoniales, mise en valeur des produits locaux comme le savon, productions artistiques, séjours-ateliers, expérimentations collectives…). Il propose une valorisation citoyenne du territoire au travers des projets et des partenariats comme les oiseaux de passage (voir plus bas) ou la diffusion de produit locaux, le tout soutenu par une plateforme internet commune qui réunit l’ensemble des offres et des actions et permet la réservation des balades et des nuitées/séjours en ligne.

Dans le fonctionnement interne de la structure, les principes coopératifs se traduisent par
– une adhésion libre, volontaire et ouverte et par le pouvoir démocratique exercé par les sociétaires (un membre, une voix),
– le contrôle par les habitants (ils sont statutairement majoritaires et élisent un conseil de surveillance),
– l’échange de savoirs (école des hôtes), la propriété commune de moyens (site internet et marque).

« Il en découle une autre approche du voyage, déstandarisée, désintermédiée c’est-à-dire sans intermédiaire fonctionnant à la commission, que ce soit une agence de tourisme ou une plateforme. Ici, il est question de mise en relation personnalisée et de coopération, de tarifs adaptés aux personnes et aux demandes. » précise Prosper Wanner, responsable international de la coopérative.

Résultat, ce marché alternatif a trouvé son public. Il génère un complément de ressources pour les logeurs de l’ordre de 2 500 € en 2019 et la satisfaction de part et d’autre. Les logeurs ont le plaisir de co-construire une offre d’accueil originale et entrent en contact avec des voyageurs qu’ils n’auraient pas rencontrés sur les plateformes traditionnelles. Ces personnes qui recherchent autre chose qu’une consommation de nuitée découvrent le charme et les richesses insoupçonnées des quartiers Nord de Marseille.

L’Hôtel du Nord est devenu une référence nationale et européenne dans le tourisme coopératif et dans l’expression d’un droit au patrimoine. Il a notamment participé à Manifesta, la biennale d’art contemporain itinérante en 2020 et aux quatrièmes rencontres du Réseau de Faro à Venise les 3 et 4 décembre 2019. En 2013, il accueillait le séminaire du réseau européen  Faro.

Fait marquant : Depuis 2015, Hôtel du Nord  propose un réseau de chambres d’hôtes, ou petits gîtes urbains à proximité de l’hôpital Nord (AP-HM), à des tarifs adaptés où les habitants locaux accueillent, hébergent à prix raisonnables les élèves et étudiants stagiaires rattachés aux services hospitaliers, le personnel de passage et surtout, les familles, les aidants qui accompagnent pour quelques jours ou plusieurs semaines/mois des patients. Poursuivant ce partenariat Hôtel du Nord organise un petit marché à l’hôpital, deux fois par mois, durant les beaux jours

Après 10 années d’expérience, Hôtel du Nord fait valoir son expertise en matière d’interprétation et d’application du droit au patrimoine culturel, un droit humain construit dans le cadre coopératif et dans celui de l’action publique. Le mouvement rappelle que les droits culturels sont inscrits dans la Loi (NOTRe, CAP) et relèvent de la responsabilité des collectivités locales comme de l’État.

Son engament se poursuit par la co-fondation en 2016 d’une nouvelle plateforme coopérative de réservation Les oiseaux de passage. Cet écosystème de partenaires issus du tourisme, de la culture et de l’économie sociale et solidaire promeut des valeurs et des droits, droits culturels, droits à une rémunération équitable, à une protection sociale, droit aux vacances, à la libre circulation des personnes, à la préservation de l’environnement et à l’éducation populaire.

Fiche de présentation
Nom de la structure :   Hôtel du Nord
Grande cause défendue : Valoriser le patrimoine naturel et culturel présent dans les quartiers Nord de marseillaise par les habitants afin de le conserver ”en vie” et d’améliorer la vie de ceux qui y vivent et travaillent.
Date de création :  2011
Adresse :  CRISA, 11, Bld Labro, 13016 Marseille, France   – 06 62 41 55 32 –  info@hoteldunord.coop
Personne à contacter :  contact@hoteldunord.coop https://www.hoteldunord.coop/la-cooperative-dhabitants/contacts/
Particularités : Pour lutter contre le sentiment d’abandon et d’invisibilité, les  habitants des quartiers Nord de Marseille ont décidé de s’organiser pour répertorier, construire et promouvoir une offre touristique complète avec réservation, hébergement, visite, vente de produits locaux. Leur réseau de tourisme coopératif compte 30 à 40 chambres ou gîtes urbains et des dizaines de balades avec guide local…
Missions : Hôtel du Nord est reconnu pour son expertise en matière d’interprétation et d’application du droit au patrimoine culturel. Sa réussite montre que les citoyens peuvent co-construire une offre touristique locale attrayante, en dehors des sentiers battus …



Acolhida na Colônia / Accueil Paysan au Brésil

Acolhida na Colônia, association brésilièrenne membre du réseau français Accueil Paysan[4], a été fondée en 1999 par des agriculteurs de l’état du Santa Catarina, sous l’impulsion d‘une étudiante agronome, Thaise Guzzatti. Au départ les familles n’étaient pas persuadées de l’attrait touristique de leur région ni de l’intérêt de leurs coutumes mais un groupe d’initiateurs a réussi à les convaincre que ce territoire possédait des qualités très prisées par les voyageurs. Et puis le tourisme présentait une source de revenus complémentaires qui aideraient les familles à vivre décemment sur leur exploitation. Avec l’étudiante, ils ont mené un diagnostic des opportunités touristiques des propriétés rurales et invité les familles à définir les services qu’elles souhaitaient fournir dans ce cadre.

Par la suite, des actions de formation ont été initiées autour de l’histoire et de la culture locales avec pour supports des contes anciens, des recettes et des cours de cuisine traditionnelles. Des sessions sur la préservation de l’environnement ont été organisées comprenant des concours de jardinage, des actions recyclage des déchets, etc.

A l’issue de cet apprentissage collectif, un guide a été élaboré pour définir les bonnes pratiques et les services offerts par les agriculteurs familiaux aux touristes. Parmi les règles qui relèvent à la fois de l’hôtellerie et de l’agriculture responsable, on citera : l’engagement des agriculteurs à accueillir les touristes comme partie intégrante de l’activité agricole ; à respecter les normes d’hygiène et d’assainissement de base; à garantir la sécurité, à nettoyer les espaces, à permettre un accès aisé aux propriétés, à effectuer des améliorations. Les prix pratiqués doivent être fixes, adaptés au service fourni par l’agriculteur et être affichés dans la propriété, sur un tableau. La nourriture doit être préparée avec 50% des produits fabriqués provenant de leurs propres matières premières et 30 % avec des produits d’autres propriétés agricoles, et seulement 20% des produits des marchés. Chaque propriété doit être correctement identifiée avec le logo Acolhida na Colonia, avec des panneaux de signalisation implantés sur les routes et les sentiers écologiques. Enfin, l’agriculteur ne doit pas utiliser des semences génétiquement modifiées…

L’agriculteur qui signe cette charte doit suivre 80 h de cours sur l’agrotourisme. Il bénéficie aussi de conseils sur l’architecture et l’écotourisme, les circuits de vente sur les marchés biologiques… dispensés par d’autres membres de l’équipe Lucilène Assing, agronome et Marinês da Conceição Walkowsk, formée au tourisme, à l’architecture et à l’urbanisme. Toutes deux apportent une assistance technique aux porteurs de projets Enfin, un fonds a été créé grâce aux dons des techniciens et des partenaires, il sert à financer la construction et les améliorations apportées aux propriétés

A ses débuts, l’association comptait 40 familles sur 5 communes. Elle en réunit désormais plus 180 implantées sur 30 communes. Ces adhérents proposent aux touristes des hébergements à la ferme, des tables d’hôtes, des produits paysans et des visites/animations… .

Outre les bénéfices pécuniaires générés par cette activité, d’autres avantages sont à souligner comme la qualité des échanges entre l’agriculteur, sa famille et le touriste. Surtout, le regard des villageois sur leur campagne et sur ses attraits a bien changé et le sentiment de fierté de vivre sur une terre d’exception a remplacé les hésitations formulées lors de la création du projet.

Aujourd’hui, la méthode d’Acolhida fait des émules grâce à l’intervention d’ambassadeurs-facilitateurs municipaux formés qui effectuent des visites techniques ou prennent part à des séminaires d’évaluation et d’échanges.

Acolhida a reçu une reconnaissance nationale avec un prix du Ministère du développement rural (2002); le Prix du Millénaire pour le développement / ONU (2005); et, le Top Award for Rural Businesses, promu par l’Institut d’études et de recherches sur la qualité avec le soutien du Ministère du tourisme (2006).


Pêcheurs locaux en jangada ©Wikimedia Commons

Réseau Tucum

C’est sur la côte nord-est du Brésil, dans l’état du Ceará qu’est né le réseau Tucum en 2007, l’une des initiatives pionnières de réseau de tourisme communautaire au Brésil.. A l’origine une résistance organisée, celle des communautés locales de pêcheurs et d’agriculteurs en lutte contre les spéculateurs immobiliers, soutenues par trois ONG, décident d’unir leurs efforts sous une même bannière.
Ces pêcheurs rejetaient en bloc le tourisme et tout ce qui s’y rapportait. Mais, ne pouvant contenir la vague du tourisme de masse, ils ont tenté de la maîtriser à leur manière, en développant leurs propres offres touristiques communautaires. Pour ce faire, ils ont d’abord mené un travail sur eux-mêmes et changer leur vision du touriste, perçu comme un intrus et une menace. Puis ils se sont organisés localement pour pouvoir les accueillir sur leur territoire et dans leurs maisons, en leur faisant découvrir leurs modes de vies et cultures. Cette démarche d’ouverture s’est révélée concluante à plus d’un titre.

Le réseau compte aujourd’hui 12 communautés, soit entre 150-200 personnes. Ses membres ont participé à la promotion d’un tourisme plus équitable qui privilégie la convivialité et le partage entre habitants et touristes, encourage la contemplation de la nature protégée et préservée par les communautés. Les activités proposées aux visiteurs, perçus comme étant des partenaires des communautés plutôt que des touristes, sont variées : pêche sportive, pêche en mer, agriculture familiale, artisanat, manifestations populaires, randonnées, tour en jangada et en catamaran ou encore des espaces pour la réalisation d’événements (danses, foires…). La vente de ces séjours et visites apporte un complément de ressources qui profitent directement aux « peuples de la mer » et à ses communautés mais ne remplace pas leur activité première de pêche artisanale.

Le mouvement s’est donné d’autres missions comme la valorisation des cultures locales, la protection de l’écosystème et des modes de vie traditionnels. Grâce au processus participatif ses membres ont acquis de nouvelles compétences en organisation communautaire et en processus participatifs, en développement touristique en offres de services de restauration, d’hébergement, de visites, en recherche de financements… Un enseignement spécifiquement adapté à la jeune génération a été mis sur pied dans le cadre d’une École populaire du tourisme communautaire. En 2015, 180 jeunes ont été formés en alternance en communication, gestion et marketing du tourisme communautaire. Enfin, il s’est enrichi d’un espace de formation-contribution à la politique rendant les habitants plus conscients de leurs droits et de leur capacité à prendre en main leur destin. La force de ce réseau réside dans la qualité du dialogue et des échanges virtuels et physiques à l’intérieur et entre les différentes communautés. Ainsi, il existe au sein de chacune des entités un espace de concertation et de retour d’expériences pour améliorer les offres. L’année est aussi ponctuée par temps d’échanges et de débats entre les différentes communautés du réseau.

Le réseau a également élaboré un cahier des charges “Caderno de normas e procedimentos internos da Rede Tucum” que les adhérents doivent respecter pour devenir membre du réseau. Il s’agit d’un ensemble d’accords et de procédures collectifs basées sur les principes politiques qui guident la pratique du tourisme communautaire, mais également sur les dimensions de la durabilité de cette activité.

Faits marquants, le réseau a reçu le prix To Do ! un an après sa création, en reconnaissance pour son travail écologiquement durable et socialement équitable et son action contre la spéculation immobilière. À noter que l’une des communautés pionnières (Prainha do Canto Verde) dans la région avait déjà remporté ce prix en 1999.

En 2008 le Gouvernement brésilien a reconnu le tourisme communautaire comme outil d’éradication de la pauvreté.

En 2009, la protection de 3 000 ha a été officialisée par un label « Réserve Extractives (ou d’extraction, Resex en portugais). Cet instrument juridique garantit la préservation de la culture et l’économie des peuples traditionnels, et prône l’utilisation durable des ressources naturelles sur leurs territoires.

Au Ceará, huit communautés ont envoyé une demande de transformation de leurs territoires en Resex au gouvernement fédéral. Cependant, seules deux – Prainha do Canto Verde et Batoque – ont conclu les étapes de reconnaissance. Les deux font partie du réseau Tucum. Sur ces communautés, il est désormais interdit de déployer des mégaprojets ou des activités industrielles pouvant mettre en danger la survie et le bien-être des populations.

Un financement largement redistributif
Les revenus du tourisme vont aux habitants en contrepartie de leur accueil et des activités qu’ils leur proposent. Une partie de ces sommes sont réinvesties par le réseau, principalement en formations, événements, promotion, communication, etc. Une autre partie va aux initiatives communautaires organisées en partenariat avec l’association locale des habitants ou des producteurs, comme par exemple les projets de technologie durable, d’énergie verte, de bio-construction. Enfin, une “taxe collective du réseau” finance les activités et des actions d’intérêt collectif, qu’il s’agisse du fonctionnement et développement du réseau ou de formations à la gestion et à la communication…. Cette répartition est décidée en concertation avec tous les membres. Les comptes sont établis de manière transparente et présentées lors de l’assemblée générale.
Les équipements familiaux nécessitant un support financier, les habitants peuvent contracter des prêts auprès du fonds rotatif du réseau à condition de le rembourser ultérieurement. Ce fonds est abondé par les communautés du réseau selon les possibilités de chacune.

En 13 ans d’existence, Tucum a largement prouvé sa rentabilité économique et sa contribution à la préservation de l’environnement et à la valorisation de la diversité culturelle des communautés. Fondé sur une histoire et des valeurs communes, Tucum a permis la construction d’une identité collective et l’augmentation de l’estime de soi. En ayant le souci d’une communication et une adaptation constantes, le réseau assure une médiation des communautés entre elles et avec les voyageurs. Il favorise la compréhension et le respect des différences, l’intérêt et le souci de l’autre, le dialogue, l’écoute et le partage. En effet, les communautés adhérentes ont conservé leur autonomie, leurs modes de vie et leurs cultures. Leur diversité est à la fois un atout et un défi d’adaptation à la méthodologie de travail du réseau.

Cependant, malgré un bilan positif, Tucum souffre toujours d’un manque de reconnaissance de son importance et de soutien de la part des pouvoirs publics qui continuent à privilégier les gros investissements au détriment du tourisme durable.

Marie-Georges Fayn


[2] Wanner, P. (2017). De l’exercice du droit au patrimoine culturel. Sapere l’Europa, sapere d’Europa 4, 53. https://edizionicafoscari.unive.it/media/pdf/books/978-88-6969-179-9/978-88-6969-179-9-ch-11_9vam2Sn.pdf

[3] https://www.hoteldunord.coop/

[4] Association loi 1901 (1987), l’accueil Paysan est un réseau composé d’agriculteurs et d’acteurs ruraux, engagés en faveur d’une agriculture paysanne et d’un tourisme durable, équitable et solidaire. Le siège de l’association est basé à Grenoble et la Fédération Nationale Accueil Paysan compte 900 adhérents en France https://www.accueil-paysan.com/fr/

[5] Wanner, P. (2017). De l’exercice du droit au patrimoine culturel. Sapere l’Europa, sapere d’Europa 4, 53. https://edizionicafoscari.unive.it/media/pdf/books/978-88-6969-179-9/978-88-6969-179-9-ch-11_9vam2Sn.pdf

[6] https://www.hoteldunord.coop/

[7] Arnstein, S. R. (1969). A ladder of citizen participation. Journal of the American Institute of planners35(4), 216-224.

Lire la suite du Dossier, Le tourisme participatif #2 avec l’interview du Dr. Daiane Seno Alves

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