A Beyrouth les habitants s'entraident, armés de balais et de pelles, ils nettoient les débris de verres provenant des vitrines qui ont volé en éclat suite l'explosion Capture d'écran ©20MINUTES.
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Pour accompagner ce message d’espoir à un peuple en souffrance, voici un éclairage sur la définition et la composition de cette force sociale qu’on appelle résilience et qui a la vertu d’aider à surmonter et à grandir à travers l’épreuve. Cette réflexion s’appuie sur la revue de littérature consacrée à la résilience sociale qui vient d’être publiée par un groupe de chercheurs d’Asie du Sud-Est*

La résilience sociale ou l’adaptation collective est définie comme la mesure de la capacité d’un système à absorber et à se remettre de la survenue d’événement ou de désastre (Timmerman, 1981 ; Cacioppo 2011). Son intensité varie en fonction des infrastructures sociales et familiales. Les infrastructures sociales regroupent des indicateurs tels que la cohésion sociale entre individus de la même ère géographique, le réseau social, les liens entre individus, les connaissances, habiletés et conscience communautaires, les capacités de la communauté à accéder aux services essentiels, ses conditions de vie économiques et socio-politiques, l’information et la communication, le support social, les objectifs partagés ainsi que l’attachement au lieu (Aldrich & Meyer, 2014 ; Marshall et al., 2009 ; Kwok et al., 2016).

Les autres facteurs de résilience sont la structure, la composition et les moyens de la famille. Les adultes en âge de travailler et en bonne santé peuvent se sauver et participer aux secours plus facilement que les enfants, les personnes âgées et handicapées mais aussi que les femmes, considérées comme plus vulnérables. Ont également été identifiés comme indicateurs l’éducation, l’emploi, les revenus, la possession de biens…

Ce travail apporte des pistes pour repérer et renforcer les structures institutionnelles et communautaires porteuses de résilience sociale et susceptibles d’atténuer les effets négatifs des désastres et des catastrophes qui ébranlent les vies et les territoires.

Marie-Georges Fayn

*Source : Khoja, L., Schubert, R., & Joerin, J. (2020). Social Resilience Indicators for Disaster Related Contexts.

Références citées

Aldrich, D. P., & Meyer, M. A. (2014). Social capital and community resilience. American Behavioral Scientist, 59(2), 254–269.

Cacioppo, J. T., Reis, H. T., & Zautra, A. J. (2011). Social resilience: The value of social fitness with an application to the military. American Psychologist, 66(1), 43–51.

Kwok, A. H., Doyle, E. E., Becker, J., Johnston, D., & Paton, D. (2016). What is ‘social resilience’? Perspectives of disaster researchers, emergency management practitioners, and policymakers in New Zealand. International Journal of Disaster Risk Reduction, 19, 197–211.

Marshall, N., Marshall, P., & Abdulla, A. (2009). Using social resilience and resource dependency to increase the effectiveness of marine conservation initiatives in Salum, Egypt. Journal of Environmental Planning and Management, 52(7), 901–918.

Timmerman, P. (1981). Vulnerability, resilience and the collapse of society: a review of models and possible climatic applications. Toronto: Institute for Environmental Studies, University of Toronto

Illustration – extrait de la vidéo https://www.20minutes.fr/monde/2836119-20200807-explosions-beyrouth-habitues-services-publics-defaillants-habitants-entraident

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